Publié dans : Le roman
Les deux hommes s'arrêtèrent de marcher. Le plus grand ôta sa capuche, dévoilant son crâne chauve, ses traits durs et deux prunelles vertes. Il empoigna sa cape bleu sombre et la rabattit sur lui, dissimulant sa belle tunique noire. L’autre portait une longue robe bleue sombre recouverte d'une cotte de mailles. Il retira lentement une longue épée d’un fourreau de cuir brun qui pendait à sa ceinture. Puis il posa la pointe de l’arme au sol et attendit, regardant les hommes qui les encerclaient lui et son compagnon.
Il y avait en tout une douzaine d’hommes, de bons gars solides et musclés qui portaient tous un plastron de métal et arboraient un sourire moqueur. L’un d’eux, plus petit, s’approcha des deux hommes :
  • « Mes seigneurs, votre or ou votre vie » annonça-t-il d’une voix grave.
Aucun des voyageurs ne parla, ils se contentèrent de regarder leurs tourmenteurs d’un air indiffèrent. Eux avaient sorti leurs armes et ne riaient plus, ils se faisaient plutôt menaçants et agressifs. Il y eut un sifflement strident et une hache se planta dans un arbre, près de l’un des deux hommes.
  • «Alors, que décidez-vous ? » cracha le chef des bandits. «La vie ou …. »
Soudain, le chauve bondit. D'une main, il prit le crâne du meneur et le souleva du sol. De l'autre, il sortit une épée courte de son fourreau, puis d'un arc de cercle il trancha la gorge du brigand.
  • « Que…?! Tuez-les ! » hurla l’un d’eux.

Le voyageur rangea tranquillement son épée dans son fourreau pendant que le dernier bandit s'écroulait, une large plaie en travers du torse. Il rabattit sa capuche sur son crâne et contempla la scène. A sa droite, trois bandits gisaient dans la boue. Leurs visages étaient crispés et leurs vêtements maculés de sang. Un quatrième était étendu au sol, sans vie, sa tête avait roulé à quelques pas de son corps et arborait des traits de terreur comme s'il avait vu un démon.
C’est alors qu’il entendit un bandit agoniser et hurler de douleur. Il se rapprocha du brigand, sortit à nouveau son arme et la planta dans le crâne du blessé, sans même le regarder. Une gerbe de sang gicla sur son épée. Délicatement, il la replaça dans son fourreau.
Puis il se retourna et vit quatre cadavres. Un autre bandit était mort un peu à l'écart, trois couteaux de lancés dans son dos. C’était le seul qui avait tenté de fuir, les autres avaient tous combattu ou n’avait pas eu le temps d’avoir peur.
Enfin, il dévisagea son compagnon qui n'avait pas bougé durant le combat. Il aurait pu l'aider tout de même ! Ses yeux brillèrent... Non ! Il n'avait pas besoin d'aide pour ce genre de vermine, il était un Léviathan !
  • « Allons-y » proclama-t-il en souriant.

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Dimanche 1 février 2009
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