Les terres noires

Publié le par Attila

Dans une nuit de pleine lune, bien après la création du culte impérial, il fut annoncer a l’empereur que des terres avaient brusquement jailli de l’océan à l’ouest. En ces temps la, Revaldère n’était pas encore une ville côtière mais l’apparition de l’île avait créé des raz de marée qui avaient englouti le sol impérial jusqu’en Revaldère et créé ainsi les lignes côtières actuelles
Dès les premières lueurs de l’aube, quelques aventuriers et inconscients partirent vers ces nouvelles terres. Rapidement, des rumeurs se répandirent sur l’île : De farouches explorateurs ainsi que de bons guerriers avaient été repoussés par des créatures puissantes et bien plus fortes que celles de l’empire.
Beaucoup de criminels en quête de nouvelles terres sans domination impériale immigrèrent vers l’île. Et alors que les premiers légions impériales affrétaient des navires vers l’île, les criminels en s’entraidant avaient déjà pris le contrôle du nouveau pays. Ainsi lorsque les légions impériales accostèrent sur l'une des plages de l’île, un rassemblement de forbans et de bandits les attendait. S’en suivit un véritable massacre, les criminels s’étaient alliés pour laisser ces terres hors de l’empire et le fait qu’ils aient vaincu des créatures plus fortes que tout ce qui était connu les avait endurcis au point qu’ils arrivèrent à repousser les armées impériales.
Quelques bandits décidèrent de continuer et d’attaquer l’empire sur ses propres terres mais nombreux furent ceux qui décidèrent de repartir vers leurs nouvelles terres pour s’installer et de ce fait l’embryon de contre-attaque fut facilement repoussé en Balcare par la milice de la ville.
L’empire décida donc que l’île ne représentait pas un grand danger : Les bandits et criminels s’étaient alliés massivement pour garder l’île libre de toute domination impériale mais hors cette préoccupation commune, ils ne se rassembleraient plus jamais car telle était la nature d’un brigand. Et l’empire eu raison car mis à part la tragédie de Revaldère quelques années plus tard, les bandits ne furent plus jamais d’accord et aucun autre grand rassemblement n’eu lieu
Et ainsi la vie en terres noires, car c’est ainsi que l’on la citait dans le jargon du petit peuple, continua.

Des guildes de forbans furent créées pour régner sur l’île. Et si l’une d’elle osait vouloir diriger toutes les terres noires, les autres se révoltaient et s’alliaient pour la détruire. A défaut de tout contrôler, elles créèrent des villes et se livrèrent la guerre pour plus de territoire ainsi il n’était pas rare que chaque recoins de ville soit sous domination d’une guilde qui instaurait ses lois et ses impôts tout en assurant une certaine sécurité et protection envers les plus faibles habitants de l’île : criminels peu forts mais ayant tout de même fuit l’empire, pauvres gens ayant cru devenir riche en venant, ou autres personnes n’ayant pas de guilde et voulant une protection minimale pour leurs affaires.
Mais nombreux étaient ceux qui n’avaient pas de guilde, par choix ou par force car les guildes ne recrutaient pas n’importe qui. Et s'ils ne voulaient pas payer les guildes, ils devaient se protéger eux-même des autres forbans tout en gérant leurs affaires seules. Car en ces terres, la force d’une guilde était plus importante encore que nulle part ailleurs.
Du sang des faibles et de la sueur des forts, un ordre hiérarchique mais désordonné fut créé : On dit que la bas, il n’existe qu’un seul principe : celui qui est le plus fort dirige et a raison.
La population étant massivement et exclusivement criminelle, il y avait de nombreux meurtres, vols et autres crimes. Et bien que les guildes aient instauré un régime d’autorité, la violence ne dépérissait pas car elles se faisaient constamment la guerre pour plus de territoire et donc de pouvoir. Elles pouvaient parfois faire la loi mais souvent c’était aux gens en conflit de régler leurs soucis entre eux : le meilleur avait raison et l’autre dans la plupart des cas mourrait. Car ainsi était la vie en terres noires, du moins dans les villes car en dehors, rare étaient les rencontres entre personnes.

Le fait qu’il y avait toujours des guerres et massacres, il advint que les plus faibles guerriers des terres noires dépassaient les soldats d’élites de l’empire. Les légions impériales restaient tout de même plus fortes car les bandits n’étaient pas assez nombreux et soudés mais l’empire craint toujours la menace d’un autre grand rassemblement criminel ou la domination totale de l’île par une unique guilde..


A cause des nombreux fléaux et guerres sur l’île, elle n’était devenue que dévastation : ses arbres étaient calcinés et noirs sans feuilles quelque soit la saison, sa terre meurtrie était devenue boueuse et avait noirci. Parfois, d’épais brouillards descendaient jusque dans les plaines. Quand au temps, il pleuvait presque tout le temps et rares étaient les jours de soleil. Souvent l’orage grondait comme s'il voulait faire cesser de sa brutale voix les nombreux meurtres et crimes.
L’île était devenue à jamais noire.

(corrigé)
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Publié dans L'univers

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D
Que de noirceur et de violence au travers de tes mots...<br /> <br /> Où est donc ce libérateur au grand coeur que j'aurai aimé rencontré après le dernier point ?
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F
Pas un petit texte sur Noël en ce 25 déembre ?<br /> Les guerres font trop de mal et laissent tant de tristesse derrière elles...<br /> <br /> Bonne soirée Attila.
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F
Hou là c'est assez violent tout ça... mais le temps, c'est presque pareil que chez nous <br /> Amitiés, Flo
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