Concurrance Deloyale partie 1

Publié le par Attila

version 2 (corrigé)

Le drazel et l'ivrogne

Le jeune homme errait tranquillement dans la foule. Draner avait une tête de reptile au crâne rasé,  avec deux yeux globuleux rouges et un long nez fin comme tous ceux de sa race. Son pantalon noir était sale et déchiré  tandis que son ample manteau marron laissait parfois découvrir son torse musclé. C’était un Drazel, un de ces maudits Drazel, à l’allure vive et au regard de tueur. Ils avaient une tête de serpent et de longues écailles reluisantes parcouraient entièrement leurs corps. Mis à part leur ample queue musclée au bas du dos, ils avaient la même anatomie que les humains avec deux jambes et deux bras.
A Luniver, en plein après midi, les rues étaient toujours bondées. Il évita une jeune demoiselle au teint pâle mais se bouscula contre un solide bonhomme. Draner vacilla et retomba sur le sol.
  • Et alors sale Drazel, tu ne tiens plus debout, beugla l’homme. Je m’appelle Argon ok ? Argon le        pourfendeur de Drazel ! Alors dégage de mon chemin si tu ne veux pas avoir mon pied au cul !
Draner se releva en silence. Alors qu’il venait de se remettre sur pied l’homme le poussa  de nouveau
  • Finalement non, t’es mieux par terre ! brailla Argon. T’a pas intérêt a ce que je te revoie sinon je te fais griller comme un serpent !
Il jubilait, les Drazel n’avait aucun droit et il savait que personne ne défendrait le Drazel, pas même la garde impériale. C’était toujours comme ça, maudits impériaux ! Mais Draner ne se  défendit pas, un Drazel n’en avait pas le droit. Il pouvait aller en prison pour cela.
Il se releva de nouveau, son tourmenteur disparu, personne ne le gêna de nouveau. Il se remémora le visage d’Argon, celui ci avait de longs cheveux bruns descendant jusqu'à ses épaules et une barbe touffu lui donnant l’allure d’un barbare. Draner gloussa silencieusement, il avait de gros yeux ronds lui donnant un air ahuri. L’impérial portait aussi une tunique rouge et un pantalon de laine noire. Draner repris sa marche tout en levant les yeux vers la foule pour trouver son homme. Et lorsque il le revit, Argon venait juste de rentrer dans l’auberge du « Le cochon garnie ».

L’auberge était une petite maison faite de pierre et d’architecture impériale. La salle principale avait été tapissée d’un tissu bleu qui avait été encrassé de saletés ou d’éclaboussures de vin de tel sorte qu’il avait moisie depuis fort longtemps. Le ménage n’ayant pas été fait depuis fort longtemps, le sol fait de pierres taillées était poussiéreux et sale. Une demie douzaine de tables et pleine de résidus trônait au centre de la pièce tandis qu’un bar, à la droite de la pièce exposait quelques bouteilles de vin. Derrière, un gros individu à la moustache grise et au crâne rasé s’occupait de nettoyer quelques chopes.
Draner ouvrit la porte de l’auberge et s’installa rapidement au comptoir
  • On ne sert pas les Drazel ici, annonça l’aubergiste tout en le regardant avec des yeux noirs.
Les Drazel n’étaient pas de bon clients : Ils étaient pauvres et n’apportaient que des ennuies. De plus, ils embêtaient la bonne clientèle qui la plupart du temps se répugnait à boire ou manger a coté d’un Drazel.
Draner ne dit rien. Il regarda d’un air absent le reste de la salle sans prêter attention à l’aubergiste. Il y avait 5 autres personnes. Trois se concertaient ensemble autour d’une bouteille de vin. Un autre ruminait en lisant son journal. Le dernier était à coté de lui et le dévisageait. C’était Argon. Il était en tout point semblable aux souvenirs de Draner, mis à part le nez et les joues rouges.
  • On ne sert pas les Drazel ici ! répéta l’aubergiste pour la quatrième fois. Dégage vermine !
Draner laissa tomber de sa main 2 pièces d’argent sur le comptoir. L’aubergiste se tut puis lui remplie d’un sourire narquois un simple verre d’eau. C’était au moins dix fois le prix du verre mais le Drazel savait que pour lui c’était ça ou la porte. Il prit un journal et s’installa à une table. De là ou il était assis, il pouvait voir la porte d’entrée de l’auberge, son bonhomme et la porte vers la cuisine qui, il le savait, menait dans une petite ruelle sombre.
Il buvait tranquillement son verre lorsque Argon se leva. Tout en gloussant, il traversa la pièce pour se placer juste devant le Drazel.
  • Viens couillon ! Viens me voir si t’es un homme, marmonna t’il. Je t’avais prévenu ! Le pourfendeur de Drazel qu’on m’appelle !
Il devait avoir trop bu. L’aubergiste qui avait aussi remarqué l’incident allait accourir vers lui, sans doute pour éviter une bagarre dans son auberge, lorsque  Draner répondit :
  • Suis moi abruti !
Rapidement le Drazel se leva et d’un geste il repoussa Argon vers l’aubergiste. Celui ci rattrapa Argon qui allait tomber au sol.
Le Drazel avait déjà traversée toute la cuisine et venait de sortir dans la ruelle lorsque des cris et des hurlements se firent entendre. Non sans dégât, Argon sortit à son tour de la cuisine suivit de prêt par l’aubergiste.
Argon attaqua, courant et hurlant tel un démon de l’enfer, il frappa dans le vide. Porté par son élan, il chancela et s’effondra au sol. Draner lui donna quelques coups de pied au foie et  l’ivrogne vomit tout son repas. Il ne se releva pas, saoul, il commençait déjà a ronfler. Le Drazel sortit un couteau d’une de ses poches. Sous le regard médusé de l’aubergiste, Draner coupa la bourse de Argon. Il remit son couteau dans sa poche puis ouvrit la bourse. Celle ci était pleine de pièces de cuivre, il compta rapidement 4 pièces d’argent et une d’or. Il prit cette dernière et la lança en direction de l’aubergiste.
  • Pour le verre d’eau ! gloussa Draner
Le gros homme la rattrapa. Lorsqu’ il regarda de nouveau l’endroit où était le Drazel, il ne vit personne. Draner était déjà loin, il avait traversé la ruelle en courant puis s’était mélangé à la foule dans la place du marché.
Le Drazel jubilait. Il était fier de lui, il venait de gagner pas mal d’argent et s’était vengé d’Argon. Il savait que l’aubergiste ne le balancerait pas, la pièce d’or qu’il lui avait envoyé valait bien 3 fois les dégâts causés par l’ivrogne. Le soleil se couchait  à l’horizon ouest. Il était temps pour Draner d’aller travailler.







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Publié dans Histoires courtes

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S
Quelle imagination continues mon canard ...
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D
Très amusante celle là... un vrai moment de détente lorsque j'en ai le temps... donc ne me presses pas et laisses moi l'envie d'avoir envie d'aller jusqu'au bout... de chacunes de mes lectures...<br /> <br /> Diam :)
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L
C'est super, tout le blog va me faire une lecture pour un bon bout de temps. Vivement fin janvier pour le premier chapitre.
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